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 RÊVER & RÉALISER

Petite Rivière propose un milieu de vie sain, avant-gardiste et responsable.

 RÉFÉRENCES

Les références du projet
         
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L’assainissement de la rivière

La petite rivière Saint-Pierre, un écosystème en piètre état.

Suite à l’analyse biologique du terrain, nous avons constaté que la surface plane et la maigre végétation des milieux humides ne limitent pas efficacement les eaux de ruissellement. Celles qui proviennent du site et des quartiers résidentiels voisins se précipitent dans les fossés qui traversent le site et se jettent dans le collecteur Saint-Pierre, qui se déverse dans le canal de Lachine. Aussi, l’écosystème est fortement limité par la mauvaise qualité de l’eau et par l’absence d’habitats dans le lit de la rivière et de végétation sur les rives. La rivière Saint-Pierre possède un substrat essentiellement composé de boue, et son lit est extrêmement instable. Les très fortes variations de son débit et de son niveau ne correspondent pas aux conditions naturelles gagnantes pour cet écosystème. De plus, des échantillons recueillis dans la nappe phréatique près de la petite rivière Saint-Pierre montrent de fortes concentrations de coliformes fécaux, de zinc, de phosphore et de cuivre, ce qui révèle la présence d’importantes sources de pollution en amont. Le Réseau de suivi du milieu aquatique (RSMA) affirme que les « conditions les plus défavorables » sont réunies dans le fossé du golf, qu’il décrit comme un égout à ciel ouvert inacceptable. Le rétablissement de la plaine inondable de la petite rivière Saint-Pierre pourrait être la principale mesure à appliquer pour stimuler la biodiversité du site.

 
La petite rivière Saint-Pierre, conditions actuelles
 

Il est important d’ajouter que les résultats des analyses de la qualité de l’eau de la petite rivière Saint-Pierre suscitent des inquiétudes quant à la capacité de ce cours d’eau à entretenir la vie, dans son état actuel de presqu'égout à ciel ouvert. Le plan prévoit la restauration de la petite rivière Saint-Pierre en vue d’accroître l’habitat naturel au sein de la rivière, d’augmenter l’ombrage, d’améliorer la qualité de l’eau et de maîtriser le débit d’eau et l’élévation du niveau de la crue. Les projets de restauration seront multi étapes ; ils débuteront par le nettoyage de la rivière, jusqu’à ce que celle-ci puisse abriter une faune sauvage et accueillir des activités récréatives. Ensuite, nous pourrons créer des marécages artificiels à l’aide de puisards et de détournements, ce qui permettra de filtrer l’eau polluée. Ces marécages pourraient devenir le facteur principal de stimulation de la biodiversité du secteur est du site.

  Les milieux humides restaurés en santé : habitat et filtre naturel
 

  Crédit photo : © Assassi  | Courtesy of BNIM
 

L’efficacité complémentaire

En vue de soutenir à la fois des milieux humides régénérateurs et des zones résidentielles, le site comportera des marais construits destinés à purifier l’eau de façon ciblée dans le cadre d’un réseau complet de rétention et de traitement de l’eau. On maximisera la perméabilité des surfaces afin de réduire le ruissellement de surface causé par les orages, et les marais construits absorberont l’eau excédentaire.

Les marais construits sont des mares peu profondes dont le fond est imperméabilisé et qui sont recouvertes de végétation. Cette végétation assure le nettoyage de l’eau suivant un procédé naturel combinant la sédimentation, l’aération, la prédation et l’assimilation par les plantes. Les marais filtrants sont parmi les moyens de traitement de l’eau les plus efficaces qui soient ; leur performance va même au-delà des critères régissant les systèmes de traitement municipaux.

L’eau de pluie recueillie effectuera plusieurs étapes de traitement pour être réutilisée à combler les besoins (toilettes et irrigation) et à faire circuler l’eau à travers les mêmes bassins pour maintenir un niveau constant durant les périodes sèches ou réduire la formation de glace en hiver. À la dernière étape, l’eau sera dirigée vers une zone « fonte des neiges » constituée de terres humides aménagées pour traiter l’eau de la fonte printanière. L’eau de fonte circulera par des tranchées de sédimentation avant de se répandre dans le marécage, qui contiendra des plantes halophytes qui s’épanouissent dans les sols à haute salinité. L’amélioration de la qualité de l’eau de fonte avant son arrivée dans les égouts de la ville réduira la quantité de polluants qui envahissent au printemps le réseau de traitement des eaux de la ville.

  Marais construits : traitement de l’eau efficace et espaces de vie de qualité
 
 

 


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